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ECG : comment interpréter un ECG ?

L’ECG, ou électrocardiogramme, est aujourd’hui le premier examen demandé en cardiologie. Véritable superstar, il a relégué au second plan tous les autres examens complémentaires.

Très simple d’utilisation, mais pouvant poser des diagnostics très précieux , l’ECG est aujourd’hui un indispensable de la pratique quotidienne de la médecine.

Principe de fonctionnement de l’ECG

L’ECG recueille sur un tracé toutes les informations concernant le fonctionnement du cœur et ce, grâce à douze dérivations qui agissent comme un vecteur. La somme de ces vecteurs aux différentes directions, permet de donner une vision globale sur l’activité électrique du cœur.

Ainsi, pour faire un ECG, vous devez placer six électrodes et quatre pinces :

  • La pince rouge va sur le bras droit.
  • La pince jaune va sur le bras gauche.
  • La pince noire va sur la jambe droite.
  • La pince verte va sur la jambe gauche.
  • Les six électrodes se placent sur le thorax, elles vont de V1 à V6 et chacune a un emplacement précis.
  • Il existe d’autres dérivations peu utilisées communément, mais qu’on peut être amené à utiliser pour poser certains diagnostics.

Que nous montre un ECG ?

L’interprétation d’un ECG peut être difficile, elle représente à elle seule une sur-spécialisation en cardiologie d’ailleurs.

Mais en pratique quotidienne, on enseigne à toute personne concernée de procéder de façon systématique en analysant point par point tous les aspects de l’ECG.

Voici les points qui figurent sur un ECG, et ce qu’on pourrait en tirer d’un point de vue médical :

  • Le rythme cardiaque : un cœur normal se contracte de façon régulière, c’est ce qu’on appelle un rythme cardiaque régulier. Si l’on constate que l’espace entre les différents éléments de l’ECG n’est pas stable, on est en droit de conclure à un rythme irrégulier.
  • La fréquence cardiaque : renseigne sur le nombre de battements du cœur, par minute.
  • L’onde P : correspond à la contraction de l’oreillette. En règle générale, elle reflète le bon fonctionnement de l’oreillette, et une anomalie de l’onde P peut traduire une anomalie auriculaire.
  • L’espace PR : nous renseigne sur la qualité de la transmission de l’influx électrique entre l’oreillette et le ventricule.
  • Le complexe QRS : correspond à la contraction des ventricules. Ce complexe est composé de plusieurs ondes différentes.
  • L’onde T : reflète la repolarisation (ou le relâchement, si vous préférez) des ventricules.
  • L’intervalle QT : englobe le complexe QRS, le segment ST et l’onde T. Il est précieux, car il renseigne sur l’activité ventriculaire globale, c’est à dire la contraction et le relâchement. Le QT est un précieux indicateur, car il prévient de l’apparition de troubles du rythme potentiellement mortels, comme la torsade de pointe.
  • L’axe du cœur : grossièrement, c’est la direction finale vers laquelle pointent les vecteurs cardiaques quand on les additionne. L’axe peut être gauche, droit, hypergauche, hyperdroit ou encore no man’s land, qui est un axe du coeur totalement inversé.

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